MÉDITATION DU 12 MAI 2023

12 MAI 2023

 

Lecture : Genèse
3.15

 

Le réformateur
Martin Luther a surnommé ce verset le « proto-évangile »,
c'est-à-dire la première annonce de l’évangile dans toute la Bible.

 

Le Seigneur annonce
qu’il mettra l’inimitié, l’hostilité entre le serpent et la femme, et entre la
descendance du serpent et celle de la femme. Mais qui sont ces descendances ?

 

Lorsque nous
étudions les Écritures, nous devons débuter par les éléments faciles à
interpréter, ce qui nous permettra d’avancer pour ensuite interpréter avec plus
de lumière les éléments plus difficiles.

 

Il est clair que
la descendance du serpent n’est pas les serpenteaux qui sont nés. Il s’agit
plutôt de tous ceux qui suivent Satan. Ainsi, Jean-Baptiste et Jésus ont tous
deux désigné les Pharisiens endurcis de « races de vipères »
[Matthieu 3.7 ; 12.34], expression synonyme de descendance du serpent.
Bien que ces personnes fussent des descendants biologiques d’Ève, ils ont été
considérés comme des descendants du serpent. Il ne s’agissait pas d’une insulte
mais d’une affirmation théologique. La descendance du serpent ne peut être
comprise que sous la considération spirituelle.

 

Si la descendance du
serpent est spirituelle, et non pas biologique, nous pouvons ensuite conclure
que la descendance de la femme est aussi spirituelle. La suite des Écritures
nous montre que cette descendance est l’ensemble des chrétiens [Apocalypse
12.17]. La Bible présente le peuple de Dieu sous une figure féminine [Ésaïe
52.2 ; 62.11 ; 2 Corinthiens 11.2 ; Éphésiens 5.25-27].

 

Maintenant que l’identité
des deux descendances est connue, considérons le fait que c’est Dieu qui met l’inimitié
entre celles-ci. Par conséquent, il ne sert à rien de tenter de supprimer cette
hostilité puisque c’est Dieu qui l’a mise. L’Église doit prendre conscience qu’elle
est une entité séparée du monde. Toute tentative de se confondre avec ce monde
mène à la dénaturalisation de l’Église. Il ne s’agit pas de se couper du monde
mais de reconnaître que l’Église et le monde sont incompatibles.

 

Cette inimitié se
constate dans le fait que l’Église n’aime pas la pensée du monde [1 Jean 2.15]
et le monde n’aime pas la pensée du Seigneur que l’Église véhicule. Les non
chrétiens sont traités d’impies [Romains 1.18 ; 1 Timothée 1.9]. Or, le
mot grec signifie sans loi. Ils rejettent la loi de Dieu.

 

Le mot inimitié
est tellement plus qu’une indifférence entre les deux entités. C’est une véritable
haine. Le monde a de la haine pour la vérité [Jean 3.20], pour Jésus [Jean 7.7],
et donc pour le Père [Jean 15.23], ainsi que pour les chrétiens [Jean 15.18].

 

Frères et sœurs, l’inimitié
placée par le Seigneur ne contredit pas le commandement d’aimer son prochain et
même ses ennemis [Matthieu 5.44]. Nous devons espérer le meilleur pour eux, et prier
pour eux, pour leur conversion. Mais quand Jésus nous dit d’aimer nos ennemis, du
coup, il affirme que ce sont nos ennemis, nos opposants.

 

Père céleste,
merci de nous avoir sortis de ce monde perdu. Donne-nous la sagesse de reconnaître
les délimitations que tu as toi-même fixées entre ton peuple et le monde. Et
que nos cœurs ne cherchent pas la vengeance face à nos ennemis mais plutôt leur
salut. Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

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