MÉDITATION DU 27 FÉVRIER 2023

27 FÉVRIER 2023

 

Lecture : Ruth 2.13-16

 

Ruth apprécie les
paroles de Booz. Elle est pleine de gratitude et elle le lui exprime en
développant certains points. Il a parlé à son cœur, ce qui désigne le plus
souvent, dans les Écritures, toute l’intériorité de l’homme et non seulement
ses émotions et ses sentiments.

 

Ruth affirme
qu’elle a été consolée. C’est l’aveu qu’elle était troublée jusque-là, et pour
cause. Elle a fait preuve de courage pour quitter sa patrie et se rendre en
terre étrangère, la terre d’Israël. D’autant plus que sa belle-famille n’avait
pas donné un bon témoignage de la foi en Dieu.

 

Elle savait que
les Israélites étaient souvent dominés par les ennemis en raison de leur
désobéissance chronique, ce que nous voyons dans le livre des Juges. Rien ne
garantissait un accueil aussi vertueux à son endroit. La foi demande du
courage. Et si ça demande du courage, c’est parce que ce n’est pas toujours
facile.

 

De plus, Ruth
démontre la plus grande humilité. Elle reconnaît que l’accueil de Booz est un
geste de grâce [Ruth 2.13]. C’est le même mot hébreu utilisé lorsque Dieu fit
grâce à Noé [Genèse 6.8].

 

Booz va plus loin
dans son accueil. Il invite Ruth à manger du pain et à tremper le morceau dans
la vinaigrette. Ce geste était très symbolique. C’était une marque d’amitié
[Psaume 41.10]. Il avertit ses serviteurs de la laisser prendre tout ce dont
elle a besoin avec la consigne de ne pas intervenir. Mais en plus, il leur dit
d’en mettre volontairement par terre. La loi mosaïque demandait de laisser les
épis qui tombaient naturellement, ou par inadvertance lors de la récolte. Booz
va plus loin que la stricte loi.

 

Booz fait preuve
de sensibilité. Il ne veut pas humilier Ruth au-delà de ce qu’elle vit déjà. Il
aurait pu simplement lui donner directement des épis supplémentaires, mais il a
choisi de lui donner davantage par le moyen du travail.

 

En effet, si la
loi mosaïque demandait de garder les épis tombés pour les démunis, la veuve,
l’orphelin et l’étranger, ces personnes devaient tout de même aller les
ramasser. Il devait y avoir un travail qui corresponde à l’aide reçue. Le
travail fait partie des ordonnances créationnelles [Genèse 2.15]. Nourrir une
personne à ne rien faire n’est pas l’aider, à moins qu’elle soit dans
l’impossibilité de travailler [2 Thessaloniciens 3.10].

 

Notre travail,
même lorsqu’il a pour but notre propre subsistance, est un travail pour Dieu.
La raison est pour notre subsistance, pour nous garder en vie, afin que nous
servions le Seigneur. Ultimement, le croyant ne se nourrit pas pour lui-même
mais pour pouvoir prendre part aux œuvres de Dieu.

 

Père éternel,
merci pour le travail et les moyens de subsistance que tu nous donnes.
Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

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