MÉDITATION DU 21 FÉVRIER 2023

21 FÉVRIER 2023

 

Lecture : Ruth 1.4-7

 

Les épreuves de
Noémi ne sont pas terminées. Après la perte de son mari, ce sont maintenant ses
deux fils qui décèdent. C’était un drame à l’époque parce qu’une veuve ne
pouvait compter que sur ses enfants pour prendre soin d’elle. Sans eux, elle
était condamnée à une pauvreté extrême. Bien sûr, la loi mosaïque stipulait que
les gens devaient en prendre soin, mais il fallait compter  sur leur générosité.

 

Mais il y a plus,
et c’est dans ce que le texte ne dit pas. En effet, les mariages durèrent 10
ans et aucun des deux jeunes couples n’a eu aucun enfant. Or, en Israël, ne pas
avoir d’enfant était vu comme une malédiction [Deutéronome 7.14].

 

Imaginez la fin d’Élimélek, le mari de Noémi. Il meurt en terre
étrangère, et laisse deux fils à son épouse, mais deux fils mariés à des
étrangères, et ses fils meurent à leur tour sans laisser de descendance. L’importance
de la descendance doit être comprise à partir de la promesse faite à Abraham qui
annonçait une descendance aussi nombreuse que les étoiles [Genèse 15.5]. Ne pas
avoir d’enfant était vu comme une malédiction de l’alliance.

 

Le récit fait
également ressortir un paradoxe. Si Élimélek s’est réfugié dans le pays de
Moab, c’était en raison de la famine qui sévissait dans le pays d’Israël.
Élimélek voulait vivre. Il ne voulait pas mourir. Et entraîne sa famille en
territoire ennemi et qu’y trouve-t-il ? La mort.

 

Privée d’hommes,
elle prend les rênes et se lève en donnant des consignes à ses deux
belles-filles.

 

Elle apprend que
la famine avait cessé et décide de retourner auprès de son peuple en territoire
de Juda. Il semble que cette femme n’avait pas en tête les promesses de
l’alliance mais uniquement la sécurité matérielle. Elle suit les traces de son
mari qui avait entraîné sa famille dans le pays de Moab uniquement pour
échapper à la famine.

 

D’autre part, le
texte nous permet d’apprécier la solidarité des 3 femmes, Noémi et ses 2
belles-filles. Elles ne s’abandonnent pas mais demeurent plutôt unies dans
l’épreuve, jusqu’au moment où Noémi y va d’une recommandation.

 

Ceci dit, cette
solidarité n’est pas favorable lorsqu’elle n’incite pas à marcher avec le
Seigneur. Dans notre société, on parle souvent de solidarité sociale qui
consiste à donner aux pauvres, etc. Mais si les personnes n’ont pas Jésus-Christ,
cette solidarité ne sera pas d’un réel secours, c'est-à-dire en ce qui concerne
l’éternité. Ce genre de solidarité vise plutôt à trouver un confort en dehors
de Jésus-Christ.

 

Ces 3 femmes
semblent errantes, et tant qu’on ne suit pas Jésus-Christ, le bon Berger, on
est errant, en considérant que le verbe errer est de même famille que erreur.

 

Frères et sœurs,
nous étions nous aussi des brebis errantes, mais le Seigneur nous a sauvés non
pas pour que nous continuions à errer, mais pour que nous le suivions.

 

Père céleste,
merci pour Jésus-Christ, notre bon Berger qui nous guide par son Esprit et par sa
Parole. Donne-nous de demeurer dans ses sentiers. Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

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