MÉDITATION DU 3 FÉVRIER 2023

3 FÉVRIER 2023

 

Lecture : Juges
18.11-17

 

La tribu de Dan
est en sérieux dérapage. Son égarement spirituel se confirme. 600 soldats
danites arrivent à la maison de Mika. Les 5 espions [cf. Juges 18.2] informent
les troupes de la présence d’objets de culte païen puis ajoutent qu’ils savent
maintenant ce qu’ils doivent faire.

 

Les soldats sont
placés devant une décision. Ils savent ce que la loi mosaïque affirme. La
lapidation s’impose [Deutéronome 13.7-19 ; 17.1-7]. Le but était de
dissuader les autres Israélites de commettre les mêmes péchés [Deutéronome
17.12]. Mais surtout, le pays promis était une terre où la sainteté devait être
maintenue [Deutéronome 18.12 ; Josué 5.15]. Les Danites, au lieu d’appliquer
la loi de l’Éternel, vont progresser dans la transgression de cette loi.

 

Les Danites ne
cherchaient pas à plaire au Seigneur. Leur seul intérêt était leur confort
matérialiste. Ils convoitent une terre qui ne leur avait pas été réservée et
sans scrupule, ils la volent à leurs compatriotes nephthalites. Ils ont voulu,
au sein de la Terre promise, un coin de terre qui ne leur avait jamais été
promis. Leur matérialisme se confirme dans le fait qu’ils s’appuient sur la
force militaire [Juges 18.11, 16] et se poursuivra dans le des objets d’idolâtrie
[Juges 18.17].

 

Ce récit nous
enseigne qu’un péché ne vient jamais seul. Peut-être avez-vous déjà remarqué
que les dix commandements débutent par l’identification de la source de la loi
qui est l’Éternel lui-même [Exode 20.2], et se terminent pas la source du péché
qui est la convoitise [Exode 20.17].

 

« La
convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché. » [Jacques 1.15]. La
convoitise est déjà péché puisqu’elle est l’objet du dixième commandement. Et
si elle n’est pas effrénée, elle enfante la pratique du péché.

 

Celui qui convoite
ne se satisfait jamais de ce qu’il possède. Il en veut davantage. La convoitise
est une faim insatiable. Et quand il voit chez l’autre ce qu’il convoite, il
prend les moyens pour l’acquérir et, parfois, c’est le vol. C’est la folie de l’homme
pécheur de penser trouver sa joie, sa sécurité, sa valeur dans ses possessions.

 

Ce récit nous
rappelle l’enseignement de Jésus qui affirme que personne ne peut servir deux
maîtres, car il haïra l’un et aimera l’autre. Nous ne pouvons servir Dieu et
Mamon, c'est-à-dire le dieu de l’argent.

 

Si vous trouvez
votre joie, votre raison d’être, votre sécurité dans vos possessions
matérielles, si vous convoitez ce que les autres ont, vous servez Mamon. Et
Jésus est clair. Si vous servez Mamon, vous ne servez pas Dieu.

 

Frères et sœurs,
notre Dieu est celui qui connaît nos besoins les plus profonds et celui qui les
comble. Apprenons à nous contenter de ce qu’il permet que nous ayons sans
convoiter ce que les autres ont.

 

Père céleste, nous
professons que tu es le Dieu qui connaît parfaitement nos besoins et qui prends
soin de ses enfants. Que nos cœurs trouvent leur paix et leur joie en toi seul.
Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

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