MÉDITATION DU 7 AOÛT 2022
7 AOÛT 2022
Lecture : 1 Pierre
4.15-16
Pierre poursuit la
question des souffrances justes et injustes. Quand nous souffrons, nous
devrions faire la pause et examiner si la cause est notre péché ou l’évangile.
L’exhortation de Pierre à ne pas souffrir en raison de nos péchés en est une,
en fait, à ne pas pécher.
MEURTRE. Le meurtre est la transgression du 6e commandement et
consiste à ôter la vie à son prochain. Notez que la peine de mort n’est pas un
meurtre [Genèse 9.6] mais l’exécution du jugement de Dieu dont le gouvernement
civil est le mandataire [Romains 13.4].
Le meurtre peut
aussi avoir une application moins forte mais plus courante, et c’est la haine
contre son prochain [1 Jean 3.15]. Le meurtre implique la haine et la haine, si
elle n’est pas refrénée, il conduit au meurtre. Le Seigneur a dit à Caïn que le
péché était tapi à sa porte et qu’il devait dominer sur celui-ci. Caïn était
jaloux de son frère. Et au lieu de dominer sur sa jalousie, il a haï son frère
d’une haine qu’il l’a conduit au meurtre. Sachons que si nous haïssons, nous
sommes meurtriers.
VOL. Le voleur n’est pas seulement celui qui s’empare du bien de son
prochain. C’est aussi celui qui ne paie pas honnêtement ses impôts. C’est aussi
celui qui prend la femme de son prochain [2 Samuel 12.1-9]. C’est aussi celui
qui ne donne pas son offrande au Seigneur telle qu’il le demande [Malachie 3.8-10].
C’est aussi celui qui peut travailler mais qui préfère se laisser nourrir par
les autres [2 Thessaloniciens 3.10].
MALFAISANCE. Le malfaiteur est un générique pour désigner tout
simplement celui qui commet le mal. C’est ainsi que les faux accusateurs ont
présenté Jésus à Pilate [Jean 18.30].
INGÉRENCE. Pierre mentionne ceux qui se mêlent des affaires des autres. Nous
savons que nos vies sont privées, mais pas de manière absolue. Lorsque nous
péchons, tout le Corps en est affecté [Josué 22.20]. Par conséquent, le péché
de chacun regarde les frères et sœurs, mais en souhaitant toujours que l’affaire
se règle sur la parole de deux ou trois témoins [Matthieu 18.16].
Les exégètes sont
incertains sur le sens précis du mot mais il semble que Pierre ait eu en tête « “celui
qui surveille ce qui lui est étranger”, c'est-à-dire celui qui fait preuve
d'une curiosité déplacée et en conséquence d'un activisme illégitime » [Bénétreau].
Le théologien ajoute qu’ « il n'est pas juste de s'immiscer, sous prétexte
religieux, dans la vie des autres et de vouloir régenter la vie sociale ».
Il y a une différence entre aborder un péché chez l’autre lorsque nous en
sommes témoins et épier l’autre dans le but de le prendre en défaut.
Pierre revient sur
les souffrances qui découlent de notre consécration pour nous dire que nous n’avons
pas à en rougir. Au contraire, nous devons glorifier le Seigneur. Mais comment
rendre gloire au Seigneur au sein de la souffrance ? Semeur traduit par « qu’il
fasse, au contraire, honneur à Dieu en se montrant digne de ce nom ».
Notre persévérance face aux vents contraires honore le Seigneur. Lorsque nous
ne répondons pas au mal par le mal mais plutôt par le bien, lorsque nous
poursuivons notre chemin chrétien alors que les non chrétiens nous persécutent,
nous sommes en train de proclamer plusieurs vérités.
Nous proclamons
que la vengeance appartient exclusivement à Dieu et non à nous.
Nous proclamons
que notre espérance nous donne raison d’accepter de subir la foudre des ennemis
de Dieu. Nous pourrions tout perdre ici-bas, notre trésor est dans les cieux.
Père céleste, nous
avons besoin que tu nous aides à garder les yeux fixés sur Jésus-Christ [Hébreux
12.1-4] dans l’adversité. Rappelle-nous constamment que notre cité est dans les
cieux. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
