MÉDITATION DU 5 AOÛT 2022

5 AOÛT 2022

 

Lecture : 1 Pierre
4.12-13

 

En désignant les
chrétiens comme des bien-aimés, l’apôtre rappelle déjà qu’ils sont l’objet de
l’amour infini de Dieu même si l’affection de l’apôtre pour les destinataires
est présent. Pierre tient à ce que les chrétiens ne remettent pas en question
cet amour lorsqu’ils sont éprouvés. C’est difficile à concevoir pour nous, mais
c’est justement par amour pour nous que Dieu nous épreuve. C’est par amour que
Dieu nous a unis à son Fils, et nous sommes unis à lui aussi dans les
souffrances.

 

Pierre exhorte à ne
pas être surpris de la fournaise qui sévit pour éprouver les chrétiens. En
fait, les persécutions n’ont rien d’étrange. Nous devons convenir que l’Église
du 22e siècle, en Occident, ne connaît pas les persécutions féroces
que nos frères et sœurs de certains pays subissent. En réalité, ce ne sont pas
les épreuves qui sont étranges mais notre situation où les vents contraires ne
sont pas d’une grande vélocité. Mais les choses pourraient changer rapidement.

 

La fournaise
servait à purifier certains métaux. Et le peuple de Dieu a besoin d’être
purifié par les épreuves. Alors que les ennemis de l’évangile pensent nous
détruire en nous persécutant, ils contribuent à nous rebâtir parce que les
épreuves sont canalisées par le Seigneur pour nous faire grandir.

 

Par un “mais” très
contrastant opposant la surprise aux réjouissances, les chrétiens sont appelés
à considérer les souffrances inhérentes à la vie chrétienne [1 Pierre 2.20 ;
3.14] comme autant de manifestation de notre participation aux souffrances du
Christ.

 

Nos souffrances
complètent celles du Christ [Colossiens 1.24]. Cependant, ce n’est pas sur l’efficacité
expiatoire qu’elles jouent ce rôle. C’est plutôt que la réalisation du plan de
Dieu passait par les souffrances du Christ ainsi que les nôtres. Paul précise
qu’elles sont une contribution pour l’évangile [Philippiens 1.12-13].

 

Mais il y a plus.
Nos souffrances pour l’évangile sont associées à celles du Christ au sens où
Dieu les accueille comme un bouquet où les nôtres sont unies à celles du Christ
et, à ce titre, sont de bonne odeur pour Dieu [Éphésiens 5.2 ; Philippiens 4.18].

 

Frères et sœurs,
nos souffrances pour l’évangile sont tellement plus glorieuses que nous pouvons
l’imaginer. Il ne s’agit pas de provoquer ces souffrances, ce qui leur
retirerait toute valeur. Mais lorsqu’elles arrivent, nous pouvons nous réjouir
en raison de l’utilisation que Dieu en fait.

 

Père céleste,
donne-nous de voir nos souffrances pour l’évangile avec tes yeux. Et donne-nous
d’accepter ces souffrances pour la propagation de l’évangile, en nous rappelant
que d’autres ont souffert avant nous pour que l’évangile nous soit présenté.
Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville

 

Chaîne YouTube :

https://www.youtube.com/channel/UCrO25AbIgFO-RFzdpicwQGA

 

Site internet :

https://www.erbdrville.com/

 

Page Facebook :

https://www.facebook.com/ERBDRVILLE

Daniel Durand, pasteur

Église réformée baptiste de Drummondville

Publications similaires