MÉDITATION DU 21 JUILLET 2022
21 JUILLET 2022
Lecture : 1 Pierre
3.5-6
Alors que le monde
valorise les apparences, surtout celle des femmes, le Seigneur demande que nous
considérions plutôt l’intériorité, les vertus de la femme. Pierre leur demande de
regarder ce que faisaient les saintes femmes autrefois, telle Sara qui était
soumise à Abraham. Ces femmes espéraient en Dieu. Quand une femme mise sur son
apparence extérieure, qu’espère-t-elle au fond ?
Le Seigneur
demande plutôt la disposition d’un esprit doux et tranquille. « Dans l’Ancien
Testament, les doux, les débonnaires, étaient ceux qui s’en remettaient
entièrement à Dieu et non à leur propre force pour les défendre contre
l’injustice. » [Nouveau dictionnaire biblique d’Emmaüs]
Pierre rappelle
que Sara, mariée à Abraham, l’appelait son seigneur [Genèse 18.12]. Cette désignation
était une marque de respect et de soumission. Le mot seigneur est apparenté au
verbe gouverner. Ces versets heurteraient bien des gens de notre époque où l’on
rejette toute notion d’autorité du mari sur la femme. Et pourtant, ce n’est pas
nous qui l’avons décidé mais le Dieu qui a tout créé [1 Corinthiens 11.10]. Et
c’était très bon [Genèse 1.31].
Pierre désigne les
épouses dociles comme les descendantes de Sara. Nous devons comprendre les
descendantes spirituelles. En effet, Sara est l’épouse liée à la promesse faite
à Abraham [Galates 4.22-31]. Elle est la
mère de tous les croyants.
Les épouses qui
obéissent à leur mari sont les filles de Sara dans le sens où elles
reproduisent ses vertus. Mais il semble y avoir davantage. Sara est un
personnage trop relié à la promesse pour ignorer cet élément. Sara était une
femme de foi [Hébreux 11.11] et sa docilité vis-à-vis Abraham découlait de sa
foi. Les femmes qui ont cette docilité sont celles qui ont la foi. Pierre
précise que la soumission de ces femmes venait de l’espérance qu’elles avaient
en Dieu.
C’est donc que, même
lorsque le mari est injuste, l’épouse demeure soumise parce qu’elle espère en
Dieu. Elle ne tente pas de renverser son mari. Et le principe vaut pour toute
autorité. Que notre espérance en Dieu nous garde de l’insoumission.
Nous avions vu qu’à
partir du chapitre 2, Pierre s’intéresse à la soumission aux autorités établies
par le Seigneur : les autorités civiles [1 Pierre 2.13-14], les maîtres [1
Pierre 2.18-19], et maintenant les maris [1 Pierre 3.1-2]. Le Seigneur veut que
nous manifestions notre soumission à son autorité en étant aussi soumis aux
autorités humaines qu’il a lui-même établies.
À une époque où l’on
rejette les autorités, où on les méprise ouvertement en particulier sur les
réseaux sociaux, il est bon de revenir aux Écritures et se rappeler que nous
devons respecter ces autorités en leur étant soumis.
Père céleste,
rends-nous obéissants et soumis même si nous sommes victimes d’injustice. C’est
en toi que nous espérons. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
